Archives de Tag: poésie

ESP – FRA – POESIA : Del diario de un viaje a Guinea Bissau.

Guinea Bissau. Catiô. 7/7/09 – 10.58pm

Algún lugar encontraré,

donde hablen en criolo.

Yo hablo español, inglés y francés

y un poco de italiano,

Cada día más. Lire la suite

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Mère Afrique

Par Oumou Kantome DIALLO, Résidente à la RAG

Afrique,
Sur ton sol fertile je suis née,
De ta sève nourricière
Je me suis abreuvée
Et sous ton sein chaud
J’ai grandi

Tes souffrances
Et ta bravoure
Contées
M’ont endurcie et
Elevée devant mes frères
Et sœurs d’ailleurs

Afrique,
Tu seras éternellement convoitée
Parée de ta beauté et de tes richesses
Et tes fils et filles,
A l’unisson, te chanteront
Jusqu’à la nuit des temps

Mère Afrique,
Gardienne de mes racines,
A ta terre j’appartiens
A ta terre je retournerai
Et je m’incline
Devant ta grandeur. ●

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ARA: الصلاة (FRA: La prière)

As’salat
La prière

حينما أمشي أحاول أن أحاكي الأفق، لأن لا شيء أصغر من هذه اللّحظة.

الإله العجوز يطبخ جريمته على مهل، نافذة عمياء لا تنفك تقذف أمامها بفجاجة فكرة هذا العالم.

هذا ما يعرفه الكهنة جيداً : الأبدية طبخة لا تصلح إلّا على نار خفيفة.

الصلاة والصبر، زاد المؤمنين.

طوبى للّسماء، ذلك العصفور الأزرق الهائل والشامل ينطلق بلا نهاية، أفقاً جامحاً تغيب فيه الأمكنة.

طوبى للّصمت، كائن خجول لا ينفك يفسح الكلام لغيره.

طوبى للعالم، رجل ساذج بلغت به الحماقة أن سجن نفسه داخل نفسه.

طوبى لحقيقة لا تملك وجهاً، ذلك الثقب الوحيد على هامش الأرق، رنين القلق، عواء الوقت المستوحد.

ليس القمر الجريح ما يقلق الليل، بل هو الألم الّذي يستريح.

حينما أمشي أحاول أن أحاكي الأفق، لأن اللّحظات المغتربة ليست سوى لهجة القدر متنكرةً، وما الأفق إلّا حافّة النّظر المتعب.


La prière

 

Quand je marche j’essaie d’imiter l’horizon. . Car rien n’est plus petit que cet instant.

Le dieu vieillard fait longuement mijoter son crime : une fenêtre aveugle qui ne cesse de lancer devant elle grossièrement l’idée de ce monde.

C’est ce que les prêtres savent bien : L’éternité est un plat qui se cuit à feu doux.

La prière et la patience : pitance des croyants.

Heureux le ciel, cet oiseau bleu immense et global s’élance sans fin, un horizon rétif dont s’absentent les lieux.

Heureux le silence, étant timide qui perpétuellement laisse la parole à autrui.

Heureux le monde, homme naïf et stupide au point de s’emprisonner en lui-même.

Heureuse une vérité qui n’a pas de visage, ce trou solitaire aux marges de l’insomnie, le bourdonnement de l’angoisse, hurlement du temps esseulé.

Ce n’est pas la lune blessée qui inquiète la nuit, mais la douleur qui repose.

Quand je marche j’essaie d’imiter l’horizon, car les instants de l’étrangeté ne sont que le ton déguisé du destin, et l’horizon n’est que les confins de la vue exténuée.


Zaki Beydoun

 

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ARA: بائع الموت (FRA: Le vendeur de mort)

Baïaou Al Maout
Le vendeur de mort

أنا بائع الموت، أقدمه غريباً من الّلحظات الهاربة والهمسات المختنقة على طبق من رخام.

أنا بائع الموت، صريحٌ أكثر من أن أتكلم، متواضع أكثر من أن أملك وجهاً، أمارس فكرةً ما تشبه الصمت النّعس في رأس بوّاب عجوز.

وحده الموت لا يكذب، لان الزمن ليس سوى غفلة إله لا يجرؤ على الاستيقاظ.

Le vendeur de mort

Je suis le vendeur de mort, je la présente étranger aux instants fuyants et aux murmures étouffés, sur un plat de marbre.

Je suis le vendeur de mort, trop franc pour parler, trop  modeste pour avoir un visage, je pratique une idée ressemblant au silence ensommeillé dans la tête d’un vieux portier.

La mort seule ne ment pas, car le temps n’est que le sommeil d’un dieu qui n’ose pas se réveiller.

 

Zaki Beydoun

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FRA: Ô Tirailleur !

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Toujours tu te souviendras

Quand, chargé de ton barda,

Tu parcourais les tranchées,

Bravant les rafales de balles

Sous le froid glacial.

Tu te souviendras

De ta peau gercée qui perdait,

Au fil du temps, sa couleur originelle,

Quand à travers bois et bosquets,

Tu patrouillais en quête de l’ennemi ;

Tu te souviendras

Des bruits assourdissants des canons

Grondant sans cesse dans tes oreilles,

Alors sevrées des chants lénifiants

Des Dialy, les soirs de veillée ;

Tu te souviendras

De ces longues nuits hantées

Par les corps ensanglantés

De tes compagnons de guerre,

Tombés sur les champs d’honneur ;

Tu te souviendras de la graille

Aux heures de trêve servie,

Sans un sourire,

Des oeufs à peine bouillis

Au fond de ta gamelle.

Et dire que tu avais mission

De défendre la Mère Patrie..!

Cette France qui,

Déjà, t’avait tant usé

Et avait tant abusé de toi.

De ta lointaine Afrique,

Priant pour ton salut,

Ta mère vivait à la fois

Et l’angoisse et l’espoir

De tes médailles de victoire.

Tu te souviendras, Wooy..!

de Thiaroye, Des promesses perdues,

Et de tes Frères martyrs

Morts à la porte du retour.

Vaillant combattant,

Qui défendis la Patrie au péril de ta vie,

Tu t’appelais Diallo, Keïta ou N’Tchoréré,

Mais pour ton DUPONT de frère,

Tu seras toujours DEMBA.

Oui..! Tu te souviendras… Et toujours de la France

Qui, jamais ne pourra tout à fait

Honorer le Prix de tes sacrifices.

GLOIRE à toi, ô Tirailleur !

Oumou Kantome Diallo

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