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FRA: Les 40 ans de la Maison de l’Inde

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En tant qu’ancien résident de la cité et membre d’Alliance Internationale, j’essaie toujours de m’y rendre. Ce fut le cas le 14 septembre pour l’anniversaire de la Maison de l’Inde que je ne voulais pas manquer. Pour Cité Babel et grâce à M. Sanyal, le directeur de la Maison de l’Inde, je m’applique à faire connaître l’événement à ceux qui n’ont pas eu le bonheur d’y participer. Un lieu de rêves A l’image de la CIUP, née du rêve d’André Honnorat, son fondateur, «pour une paix universelle et fraternelle qui unirait tous les peuples du monde», la Maison de l’Inde est un lieu onirique. J’avais rapporté, à l’occasion de la fête anniversaire des 75 ans de la Maison du Japon, que cette dernière était née du rêve de Paul Claudel, alors ambassadeur de France au Japon. La Maison de l’Inde, quant à elle, est née du rêve de Monsieur R Krishman, président de l’Association des étudiants indiens à Paris et résident de la Maison des Provinces de France, qui avait évoqué auprès du Premier Ministre de l’Inde de l’époque, le Pandit Nehru, l’urgence de la réalisation d’une telle résidence. Et, comme le rappelait Marcel Pochard, actuel président de la CIUP, à l’occasion de cet anniversaire: «Auréolée par la gloire d’une accession exemplaire à la souveraineté sous l’égide du Mahatma Gandhi, l’Inde alors représentée par Jawaharlal Nehru, l’homme à la rose, la Maison de l’Inde ne pouvait qu’épouser les idéaux humanistes de la Cité.» Il rejoignait ainsi André François-Poncet, président de la CIUP lors de la pose de la première pierre, il y a quarante ans, qui disait : «Cette maison doit être un vivant symbole de toutes les rencontres, où l’art, la littérature, la réflexion philosophique, la recherche scientifique ont leur animation dans la reconnaissance des forces spirituelles et le respect de l’homme». Car la maison de l’Inde, ne peut être considérée seulement comme une résidence universitaire. C’est un véritable Centre Culturel de l’Inde à Paris, le seul encore pour le moment, et le lieu où tous les amis de l’Inde peuvent se retrouver, retrouver l’atmosphère de là-bas, et assister, dans une ambiance conviviale incomparable, à des manifestions artistiques introuvables ailleurs. Les portes et les coeurs grand ouverts La soirée commença vers 19h00 dans la salle Indira Ghandi et elle était ouverte à tous. Le discours d’ouverture fut prononcé par M. Sanyal, qui a d’abord rappelé le rôle de la maison de l’Inde. Culture millénaire, l’Inde est également devenue une grande puissance spatiale, ayant lancé, le 22 octobre dernier sur la Lune, un véhicule qui transporte des instruments scientifiques divers ainsi que le drapeau national qui se trouve donc maintenant sur le sol de notre satellite. M. Sanyal a ajouté que la coopération scientifique entre l’Inde et la France était très importante, et notamment dans le domaine spatial. L’Ambassadeur de l’Inde, dans son allocution, a confirmé les propos de M. Sanyal, ajoutant que cette coopération se développait rapidement, notamment dans cadre de Centre indo-français pour la promotion des recherches avancées. M. Pierre Riché, le premier directeur de la Maison de l’Inde qui avait été élu professeur à Nanterre en 1967 se souvenait un appartement de 150 m² entouré d’un grand parc où ses quatre enfants pouvaient se promener. Son plus petit fils, nous a-t-il raconté, partait en vélo en lui disant « je vais au Liban, en passant par la Norvège et le Japon. » Mais, a-t-il ajouté, n’étant qu’historien, je ne pouvais prévoir ce qui allait se passer au printemps 1968. Néanmoins, ces événements n’eurent que peu de répercussions à la Maison de l’Inde, contrairement aux maisons d’Espagne, d’Italie, du Maroc et du Portugal, qui étaient occupées par leurs étudiants. Place à la danse Partout en Inde, la danse est considérée comme un art sacré, l’expression de la dévotion envers les dieux et déesses. Mme Devasmita Patnaïk et une icône de la danse Odissi en France. L’émotion véhiculée par sa première danse, la Mangala Charan, dédiée au dieu Shiva, le bénéfique destructeur du mal et créateur du bien, dont la légende dit que de son chignon a jaillit le Gange, le fleuve sacré, est quasi-inénarrable. L’art de la danse implique la connaissance de nombreux domaines tels que les mathématiques, l’architecture, la sculpture, la peinture, et bien sûr la littérature car il faut aussi étudier le sanscrit. La prestation de l’artiste, après avoir tenu la salle en haleine, s’est conclue sous un tonnerre d’applaudissement. Le buffet indien La fête ne serait pas la fête à la maison si elle ne se terminait pas par un repas traditionnel indien. Le buffet avait été préparé par le restaurant de cuisine indienne Rama et se divisait en plat végétarien et non végétarien selon les goûts et convictions. Il y avait un grand assortiment de spécialités, parfois épicées, parfois sucrées et naturellement, le tout était couronné par le gâteau d’anniversaire auquel chacun a eu sa part. Les sourires circulaient, les conversations fusaient, les rencontres se nouaient et l’on faisait connaissance. A la délicieuse cuisine indienne venait s’ajouter du champagne à gogo, ou, pour ceux qui préféraient, du vin de Bordeaux qui coulait à flots. Une autre façon de développer la coopération entre l’Inde et la France.

Frédéric Sausse

www.maisondelinde.com

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ESP: Pop a la contra: Vetusta Morla.

Pop a la contra: Vetusta Morla.

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Empecemos por el principio. Tras el nombre de Vetusta (extremadamente viejo, anticuado) y Morla (tortuga gigante de « La Historia Interminable », de Michael Ende) se esconde un grupo que ha supuesto todo un choque de aire fresco para el pop español, anquilosado por muchos de sus grupos en las viejas normas de los noventa. Primer disco de estudio y explosión sónica, « Un día en el Mundo ». Afortunadamente, y no sin cierta dosis de ironía, estos madrileños conjugan la delicadeza del pop con las letras profundas e intrincadas de un simbolismo urbano preocupado tanto por la soledad y la hipocresía que por los amores frustrados. El pop sale de la cueva de los quejicas y plantea verdaderas dudas con mayúsculas. Tantas como dudas que les ha dado tiempo a acumular en sus experiencias personales de diez años de carrera, rasgando la carretera desde Tres Cantos (en Madrid) a Beirut, por ejemplo. Presentan con una variedad caleidoscópica de temas, en un disco sólido y maduro, lo que les ha valido los mejores halagos de la prensa musical española y ser nombrado mejor disco, por ejemplo, por Radio 3 (cadena de radio pública, puntal de la música no comercial en España). Gestado en dos años y autoproducido por ellos, después de varios EP’s y decenas de canciones que sólo se han oído de momento en concierto, este « Día en el Mundo » contiene enormes temas merecedores de escucha en bucle, como « Copenhage », « La Marea » o « Pequeño Desastre Animal ». Dicen ellos mismos que ha sido un trabajo muy arduo el transmitir la fuerza con la que pegan en directo (lo que se ve en sus EP’s). Los periodistas no se cansan de preguntarles si tardarán otros diez años en publicar su siguiente álbum, una cuestión que esconde un ansia de la prensa por escuchar más de ellos. Disco entonces muy recomendable con el que no reventarán las listas de ventas, pero con el que desde luego ha abierto una brecha en el pop español. Sentado este precedente, veremos que puede llegar a surgir. De momento otro proyecto de su misma cuerda llamado De Pedro; atentos a Cité Babel. Escucha a Vetusta Morla en http://www.vetustamorla.com OV Entrevista a vetusta morla en « Cervantes TV »: http://www.cervantestv.es/musica_danza/video_entrevista_vetusta_morla.htm

Une révolution dans la pop espagnole: Vetusta Morla

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Commençons par le concept de Vetusta Morla. Derrière le nom Vetusta (de vétuste: extrêmement vieux, désuet) et de Morla (inspiré de la tortue géante de « l’Histoire Interminable », de Michael Ende), se dissimule un groupe qui a apporté une grande bouffée d’air frais à la pop espagnole, ankylosée par un nombre important de groupes engoncés dans les anciennes normes des années 1990. Leur premier album expérimental, « d’explosion sonique », Un día en el Mundo (Un jour dans le Monde) diffère totalement de ce que l’on avait pu entendre auparavant. Non sans une certaine dose d’ironie, ces madrilènes conjuguent la délicatesse de la pop avec des paroles profondes et complexes d’un symbolisme urbain préoccupé tant par la solitude et l’hypocrisie que par les amours frustrés. La pop sort enfin d’un long tunnel de médiocrité et pose de véritables questions avec des majuscules. Tant de questions soulevées lors de cette dizaine d’années de carrière à accumuler des expériences sur la route, sur la tournée de Madrid (Tres Cantos) à Beyrouth, par exemple. Ils abordent une variété kaléidoscopique de sujets, dans un disque solide et mûr, ce qui leur a valu les meilleures critiques de la presse musicale espagnole et d’être nommé meilleur disque par Radio 3 (chaîne de radio publique, pilier de la musique non commerciale en Espagne). Composé sur deux années et auto-produit, après plusieurs single et des dizaines de chansons qui ont été seulement entendues en concert, ce « Un día en el Mundo » contient des morceaux qui méritent d’être écoutés en boucle, comme « Copenhage », « La Marea » ou « Pequeño Desastre Animal». De leur propre aveu, il a été très difficile de retransmettre sur l’album la force qu’ils dégagent en live. Les journalistes ne se sont pas fatigués à leur demander si Vetusta Morla sortira un autre album d’ici dix autres années, une question qui révèle, peut-être, une certaine anxiété des médias de précisément ne plus les entendre Disque à recommander, il ne fera peut-être pas éclater les listes de ventes, mais il a ouvert une brèche dans la pop espagnole. Nous verrons si celle-ci est le début d’une nouvelle vague. Pour l’instant il existe un autre projet dans la même veine: De Pedro ; à suivre par Oscar dans Cité Babel. Écoutez Morla Vétuste sur http://www.vetustamorla.com

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GER: Schwarzer Streikdonnerstag (FRA: Mon jeudi noir dans les grèves)

Schwarzer Donnerstag


Le  jeudi 29 janvier 2009 fut un jeudi noir, ou schwarzer Donnerstag. «Spécialité française», au même titre que le fromage ou le vin, la grève est un véritable phénomène culturel national, une façon unique qu’ont les français de gérer leurs conflits sociaux, au fil des siècles. Quelque 3 millions de personnes dans les rues du pays, un gouvernement paniqué, et Paris bloqué laissaient une impression assez surréaliste. Au-delà du bien-fondé du conflit en lui-même, une résidente allemande nous raconte «son» schwarzer Donnerstag.

Traduction ci-dessous

Am Donnerstag, den 29.Januar, fand also der große Generalstreik, auf französisch « Grève générale », statt. An diesem auch « Jeudi noir » genannten Tag sollte ganz Frankreich lahmgelegt werden, um gegen soziale Missstände, als ungerecht empfundene Arbeitsbedingungen, Sarkozys unbeliebte Reformen und die Auswirkungen der Krise zu demonstrieren. Vor allem der Dienstleistungsbereich war betroffen. Das bedeutete zum Beispiel keine Post oder Müllabfuhr, verspätete Züge, volle Metros. Auch Krankenhäuser oder Kinderkrippen wurden bestreikt. Wegen der Blockaden im Nahverkehr hatte meine Uni schon vorsorglich alle für diesen Tag geplanten Klausuren auf die Folgewoche verschoben. Mich betraf das zum Glück nicht, da ich meine letzte Klausur am Mittwoch hatte. Am Donnerstag bekam ich erst mal nicht wirklich etwas vom Streik mit, da ich mich erst gegen Mittag auf den Weg in die Stadt machte und nicht den RER, sondern ein Vélib nahm. Damit steuerte ich das Centre Commercial an der Place d’Italie an, um endlich auch mal von den Soldes, also dem Winterschlussverkauf, zu profitieren und mich mit Shopping für die vorhergegangene Intensiv-Lernphase zu belohnen ;). Das klappte auch alles wunderbar, da der Handel ja nicht mit streikte.

Den Streik nahm ich zum ersten Mal wahr, als ich bei Saint Michel 10 Minuten nach einer freien Vélib-Station suchen musste. Denn die Idee, aufs Fahrrad auszuweichen hatten scheinbar noch mehr Leute gehabt. Aber richtig krass war es dann erst bei der Opéra Garnier. Da war ich im wahrsten Sinne des Wortes mittendrin: Hunderte von Demonstranten, dazwischen Fotografen, Reporter und ein großes Polizeiaufgebot, auch die « forces anti-émeutes », die mit schweren Stiefeln, Schienbeinschützern, dicken Schutzwesten, Helmen und auch Schlagstöcken ausgestattet sind. Dazu eine enorme Geräuschkulisse aus Trillerpfeifen und Megaphonen. Irgendwann brannten dann auch ein paar Leuchtraketen. Aber zum Glück keine Autos ;)! Soweit blieb es dann doch friedlich. Manche Demonstranten nahmen sich auch eine Auszeit und stöberten bei Promod und Zara die Angebote durch.

Trotzdem blieb der Verkehr noch bis in die Nacht blockiert. Meine RER-Station an der Cité U war geschlossen, weil die RER B nur noch zwischen zwei Haltestellen verkehrte. So musste ich, um abends zu einer Freundin zu kommen, erst die Tram und dann 3 verschiedene Metrolinien nehmen. Und nach Hause bin ich einfach mal wieder mit dem Vélib gefahren. Merci, dass es das gibt !

Amanda GRITTNER

http://tubinga.de/

Grève Générale à l’Opéra Garnier:


La grande grève générale a donc eu lieu jeudi 29 janvier 2009. A ce jour, qui est aussi appelé « jeudi noir », l’objectif était de paralyser toute la France pour manifester contre des problèmes sociaux, des conditions de travail injustes, les réformes impopulaires de Sarkozy, ainsi que les répercussions de la crise. Surtout les services publics étaient affectés. Par exemple, cela signifiait qu’il n’y avait pas de poste, de ramassage des ordures, ou que les trains étaient en retard et les métros bondés. Les hôpitaux ou les crèches étaient en grève, eux aussi.

A cause des perturbations dans le transport public, ma fac avait déjà décalé à la semaine suivante, à titre préventif, tous les partiels qui étaient prévus pour le jeudi. Heureusement ca ne me concernait pas, comme j’avais passé mon dernier partiel le mercredi précédent. Le jeudi, je ne remarquais pas vraiment la grève au début parce que je ne suis pas vraiment allé dans la ville (« à Paris » comme on dit à la Cité, NdlR) avant midi et que je ne prenais pas le RER, mais un vélib avec lequel je mettais le cap sur le centre commercial à Place d’Italie pour enfin profiter des soldes et pour me récompenser avec le shopping pour avoir bossé intensivement les semaines précédentes 😉 Tout cela convenait très bien, vu que les commerces n’étaient pas en grève, évidemment.

La première fois que j’ai remarqué la grève, c’était quand j’ai passé 10 minutes pour trouver une station Vélib’ libre à Saint Michel. Apparemment je n’étais pas la seule personne qui a eu l’idée de se rabattre sur le vélo. Mais ce n’était rien à côté de ce qui se passait à l’opéra Garnier. Là, j’étais vraiment en plein milieu: des centaines des manifestants, parmi eux des photographes, reporters et un escadron énorme de police, aussi les forces anti-émeute (CRS), qui étaient munies de bottes lourdes, de protecteurs de tibia, des vestes protectrices épaisses, des casques et même des matraques. Il s’y ajoute un bruit de fond énorme de sifflets à roulette et de mégaphones. Après un peu de temps, il y avait aussi des fusées éclairantes qui brûlaient. Mais heureusement ce n’étaient pas de voitures 😉 Tout cela restait restait assez pacifique et bon enfant. Quelques manifestants faisaient même une pause en regardant les offres chez Zara et Promod.

Malgré tout, le trafic restait cependant perturbé jusqu’à la nuit. Ma station RER à la Cité U était fermée parce que le RER B ne roulait qu’entre les deux stations Massy et Denfert-Rochereau. Donc j’ai du prendre d’abord le tram et puis trois différentes lignes de métro pour passer chez une copine ce soir-là. Pour rentrer chez moi j’ai simplement repris… un vélib. Heureusement que ça existe!

AG sur http://tubinga.de/blogs/blog5.php

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ESP: El México de Carlos Fuentes (FRA: Le Mexique de Carlos Fuentes)

 

 

Aún cuando el escritor mexicano Carlos Fuentes haya sido criticado varias veces por sus virulentas opiniones políticas, su voz es la de un México consciente del peso de su viva historia, de sus fuertes tradiciones y de sus identidades multiculturales, modernas y antiguas. Nacido en 1928, Fuentes fue hijo de diplomáticos, hecho importante que dio la oportunidad de expandir su visión a través de sus estancias durante la infancia en Quito, Montevideo, Rio de Janeiro, Washington, Santiago du Chili et Buenos Aires.

Su carrera literaria comienza desde temprano con la publicación de algunos de sus trabajos. Sin embargo, es en 1954, el año de publicación de su primera novela La región más transparente, que la carrera de Fuentes y su camino literario toman una forma precisa. La descripción de la sociedad mexicana del punto de vista histórico y crítico continúa con Cantar de ciegos, Cambio de piel, Terra Nostra, La cabeza de la hidra y también Gringo viejo, que fue adaptada para el cine, y lanzó a Fuentes a la fama internacional.

Con Terra Nostra, Fuentes obtiene en 1977 la más alta distinción literaria de Latinoamérica : el premio Rómulo Gallegos. Diez años después, su trabajo completo recibe el premio Cervantes, el cual quiso compartir con México,  » patria de mi sangre pero también de mi imaginación, a menudo conflictiva, pero siempre apasionada con la tierra de mis padres. »

Fuentes es también un defensor feroz de la multiculturalidad del continente y de la importancia de la lengua y la cultura compartida a lo largo de la América hispánica, heredera desde hace siglos de la visión de otros continentes. « La cultura literaria de mi país es incomprensible fuera del universo lingüístico que nos une a peruanos y venezolanos, argentinos y puertorriqueños, españoles y mexicanos (…)el terreno común de nuestros encuentros y desencuentros (…)es la lengua -el instrumento (según Yeats…), de nuestro debate con los demás, que es retórica, pero también del debate con nosotros mismos, que es poesía. »

La obra de Fuentes explora y toca la pesada capa de la decepción que pesa sobre América Latina en cuanto a su historia, su héroes y sus esperanzas a través de la vida de personajes simples y a la vez universales. Muchos de sus lectores y críticos ven la prosa del escritor llena de desengaños, pero a la vez edificante y de gran riqueza. Al final, cada individuo puede mirarse en el espejo construido por este brillante autor y verse muy de cerca en la vida de los latinoamericanos, en sus alegrías y miserias; y al mismo tiempo, en su preciado patrimonio literario, que son de acuerdo con Fuentes, el idioma y la imaginación.

Laura Vidal

 


FR:

Le Mexique de Carlos Fuentes

Même si Carlos Fuentes est souvent critiqué par certains lecteurs à cause de ses  opinions politiques virulentes, sa voix est celle d’un Mexique conscient du poids de son histoire toujours vivante, faite de fortes traditions et d’identités multiculturelles, à la fois anciennes et modernes. Né en 1928, Fuentes fut l’enfant de diplomates, ce qui lui a donné l’opportunité d’élargir sa vision à travers divers séjours à Quito, Montevideo, Rio de Janeiro, Washington, Santiago du Chili et Buenos Aires pendant son enfance.

Sa carrière littéraire commence très tôt avec la publication des quelques nouvelles, mais c’est en 1954, l’année de publication de son premier roman, La Plus Limpide Région que la carrière et la vision de Fuentes et son parcours littéraire s’affirment. La description de la société mexicaine traitée du point de vue historique et critique continue ainsi avec Le Chant des aveugles, Peau neuve, Terra Nostra, La Tête de l’hydre ainsi que Le Vieux Gringo, roman adapté au cinéma qui rend Fuentes célèbre mondialement.

Avec Terra Nostra Fuentes obtient en 1977 la plus haute distinction littéraire en Amérique latine : le prix Romulo Gallegos. Dix ans après, le prix Cervantes lui est décerné pour l’ensemble de son travail, prix qu’il disait, voulait partager avec le Mexique « la patrie de mon sang, mais aussi de mon imagination, souvent conflictuelle, mais toujours passionnée de la terre de mes parents. »

Fuentes est aussi un avocat féroce de la multiculturalisme du continent, et de l’importance de la langue et la culture partagée au long de l’Amérique hispanique, héritière depuis des siècles de la vision des autres continents. « La culture littéraire de mon pays est incompréhensible en dehors l’univers linguistique qui nous relie tous, péruviens, vénézuéliens, argentins, portoricains, espagnols et mexicains (…). Le terrain commun de nos accords et désaccords c’est la langue : l’instrument, selon Yeats de notre débat avec les autres : la rhétorique, et avec nous mêmes : la poésie.»

L’œuvre de Fuentes explore et touche la lourde déception propre à l’Amérique Latine au fil de son histoire, de ses héros et de ses espérances, à travers la vie de personnages simples et universels à la fois. Parmi ses lecteurs et critiques, la prose de Fuentes est perçue tantôt comme pesante, tantôt riche et édifiante.

Finalement, chaque individu peut se regarder dans le miroir tissé par cet écrivain brillant et se reconnaître dans la vie des latino-américains, avec leurs joies et leurs misères; tout en reconnaissant son plus précieux patrimoine littéraire -selon Fuentes lui-même- : « la langue et l’imagination. »

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