Archives de Catégorie: Allemand

Brèves

Attention aux vols !
Si à la Cité il est facile de se retrouver pour partager un repas, travailler ensemble ou tout simplement discuter et si la confiance entre résidents est souvent totale, il est tentant de laisser les portes ouvertes, de progressivement moins faire attention aux voleurs. Mais ils viennent parfois aussi de l’extérieur, connaissent bien la Cité et sont très décidés ! A la Maison de l’Inde, vol de 1500€ et d’un appareil photo… ●

Aux Lilas, toujours un trou : Internet!
Paris, 21ème siècle, des résidents de la CIUP n’ont pas Internet dans leur chambre. Dans la présentation de l’inauguration de la résidence Lila dossier_lila.pdf du site officiel de la Cité, on lit cependant : « Equipement de chaque logement: […] prises téléphoniques et TV et accès internet haut débit ». A la résidence Lila, il est arrivé ce que les deutschois ont réussi à éviter : une grande majorité des résidents a souscrit des lignes téléphoniques et des connexions à Internet ; à leur charge… Aux Lilas, plutôt que de faire des petits trous, toujours des petits trous (dans le budget), vous trouverez l’adresse de Marc Lipinski sur comiteinvisible.wordpress.com, demandez-lui de vous sortir… de ce trou… ●

« Mangelnde Kenntnisse in französischer Sprache »
C’est officiellement à cause d’un « manque de connaissance de la langue française », qu’Elja S. a dû quitter la Maison Heinrich Heine en novembre 2009, selon une déclaration de madame Deussen, directrice. Alors qu’il n’est fait pas référence au niveau de français dans le règlement intérieur et qu’une telle décision peut sembler discriminatoire pour un étudiant venu en France afin de vivre la culture française « hautnah » (« à fleur de peau »).  Cité Babel publie, en version originale, un extrait de sa réponse : « Meiner Meinung nach, die ganze Sache sei ordnungswidrig (siehe Verwaltungsrecht), wenn nicht mal schon verfassungswidrig (siehe Bürgerrechte). Ich glaube nicht, dass es im Sinne des „letzten Dichters der Romantik“ Heinrich Heine wäre, dass in dem Haus, das seinen Namen trägt, solche Verhältnisse herrschen würden. Ich hoffe, wenigstens für weitere Studenten wird Ihre Rechtfertigung logischer und der modernen und vereinten Europa gerecht. » ●

Une pétition à la MIAA
CB a été sollicité par des anciens résidents de la MIAA souhaitant publier le texte déclaratif suivant.
Nous,
Résidents, et ex-résidents de la Maison des Industries Agricoles et Alimentaires, souhaitons communiquer le texte suivant aux autorités compétentes:
1- La direction, par son comportement trop souvent tyrannique et incohérent envers les résidents, humilie par des moyens de pression divers, allant jusqu’à la diffamation arbitraire.  En général, il suffit qu’un résident essaye d’argumenter ou de défendre ses droits les plus légitimes, pour que son séjour à la MIAA soit rendu insupportable.
2- Ainsi, nous subissons des formes de discrimination selon un jugement strictement personnel, alors que la direction est censée « nous » servir.
3- Suite à ces abus de pouvoir caractérisés et répétés, nous décidons de briser le silence consciemment organisé en publiant ce court texte et afin, non pas de prendre une quelconque revanche, mais de prévenir les autorités compétentes des agissements qui ont toujours lieu au sein de la Maison des Industries Agricoles et Alimentaires et d’y protéger les actuels résidents. ●

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ALL: Die Kleingeldprinzessin und die Stadtpiraten


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Littéralement « la princesse de la petite monnaie et les pirates de la ville » est bien le nom de ce groupe de pop berlinoise. Sina nous ouvre à leur monde enchanté, leur musique rafraîchissante qui nous fait (re)découvrir la beauté de la langue allemande. A écouter absolument. A lire en français ci-dessous.

Doch, tatsächlich, diese Musikgruppe heißt so. Hinter der monströsen Wortneuschöpfung stehen vierjunge MusikerInnen aus Berlin, die mit einer Mischung aus rhytmischen Experimenten und tiefsinnigen Texten den Trend eines neuen, alternativen Deutschpops begründen. Liedertitel wie „Mittelinselurlaub“ und „Traumsymphonien“ vermitteln einen Eindruck von dem Zauber, die die Gruppe ihren Texten zu verleihen vermag. Nicht nur vom künstlerischen, gut klingenden Standpunkt aus stellen die Lieder ein Hörerlebnis dar: Ebenso wie die Melodie sind auch die Texte originell und erfrischend, ohne sich aufzudrängen, politisch, ohne radikal zu sein, und ästhetisch, ohne an Individualität zu verlieren. Die Sängerin Dota Kehr mit dem Künstlernamen „Die Kleingeldprinzessin“ verleiht ihren Liedern soviel Persönlichkeit und eine so lebensfrohe Note, dass es die Zuschauer und –hörer der Konzerte schlicht auf die Füße haut. Die Stadtpiraten bilden den Rest der Gruppe und greifen der Kleingeldprinzessin mit Gitarre, Schlagzeug und teilweise Mundharmonika musikalisch unter die Arme. Wer also Interesse an neuen Rhythmen und ein Ohr für die Schönheit der deutschen Sprache hat, dem sei diese Gruppe ans Herz gelegt. Meine persönlichen Favoriten: „Die Drei“ als Ode an die unvergleichlichen drei ???, „Alles du“ als Ode an die Liebe und „Öffentlicher Nahverkehr“ als Ode an die Freude. Unbedingt reinhören!

Sina Friedrichs

www.kleingeldprinzessin.de

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« Die Kleingeldprinzessin und die Stadtpiraten »

Oui, c’est vrai, ce groupe s’appelle comme ça. Derrière ce néologisme immense se cachent quatre jeunes musiciens de Berlin qui veulent fonder une nouvelle tendance de pop allemand plus alternatif. Des chansons intitulées « Mittelinselurlaub » où « Traumsymphonyen » donnent une bonne impression du charme transmis par les textes de ce groupe doué. Ce n’est pas que par le point artistique et harmonieux que ces chansons se montre comme événement auditif : Autant que la mélodie, les paroles sont originaux et rafraîchissants sans s’imposer et traitent des sujets politiques sans être radical. En plus, leur valeur esthétique est authentique et individuel. La chanteuse Dota Kehr (sous le pseudonyme de « Die Kleingeldprinzessin ») apporte une touche joyeuse et très personnelle aux chansons, à ce point que les spectateurs et les auditeurs des concerts ne peuvent faire autrement que se lever et danser. « Die Stadtpiraten » comme reste du groupe soutiennent la ‘princesse de la monnaie’ musicalement en jouant la guitare, les batteries et l’harmonica. Alors, ceux qui s’intéressent aux nouveaux rythmes et qui ont une WHAT ? (I don’t know how to say this in French, sorry! like: have a crush on sth.) pour la beauté de la langue allemande vont adorer ce groupe. Mes chansons favorites à moi: « Die Drei » en tant d’une ode aux inoubliables ‘Trois ???’ (un livre audio qui fait partie de la culture allemande, surtout en l’écoutant avant d’aller se coucher) ; « Alles Du » en tant qu’une ode à l’amour ; et « Öffentlicher Nahverkehr » en tant qu’une ‘Hymne à la joie’. Absolument à écouter !

http://www.myspace.com/dotaunddiestadtpiraten

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GER: Schwarzer Streikdonnerstag (FRA: Mon jeudi noir dans les grèves)

Schwarzer Donnerstag


Le  jeudi 29 janvier 2009 fut un jeudi noir, ou schwarzer Donnerstag. «Spécialité française», au même titre que le fromage ou le vin, la grève est un véritable phénomène culturel national, une façon unique qu’ont les français de gérer leurs conflits sociaux, au fil des siècles. Quelque 3 millions de personnes dans les rues du pays, un gouvernement paniqué, et Paris bloqué laissaient une impression assez surréaliste. Au-delà du bien-fondé du conflit en lui-même, une résidente allemande nous raconte «son» schwarzer Donnerstag.

Traduction ci-dessous

Am Donnerstag, den 29.Januar, fand also der große Generalstreik, auf französisch « Grève générale », statt. An diesem auch « Jeudi noir » genannten Tag sollte ganz Frankreich lahmgelegt werden, um gegen soziale Missstände, als ungerecht empfundene Arbeitsbedingungen, Sarkozys unbeliebte Reformen und die Auswirkungen der Krise zu demonstrieren. Vor allem der Dienstleistungsbereich war betroffen. Das bedeutete zum Beispiel keine Post oder Müllabfuhr, verspätete Züge, volle Metros. Auch Krankenhäuser oder Kinderkrippen wurden bestreikt. Wegen der Blockaden im Nahverkehr hatte meine Uni schon vorsorglich alle für diesen Tag geplanten Klausuren auf die Folgewoche verschoben. Mich betraf das zum Glück nicht, da ich meine letzte Klausur am Mittwoch hatte. Am Donnerstag bekam ich erst mal nicht wirklich etwas vom Streik mit, da ich mich erst gegen Mittag auf den Weg in die Stadt machte und nicht den RER, sondern ein Vélib nahm. Damit steuerte ich das Centre Commercial an der Place d’Italie an, um endlich auch mal von den Soldes, also dem Winterschlussverkauf, zu profitieren und mich mit Shopping für die vorhergegangene Intensiv-Lernphase zu belohnen ;). Das klappte auch alles wunderbar, da der Handel ja nicht mit streikte.

Den Streik nahm ich zum ersten Mal wahr, als ich bei Saint Michel 10 Minuten nach einer freien Vélib-Station suchen musste. Denn die Idee, aufs Fahrrad auszuweichen hatten scheinbar noch mehr Leute gehabt. Aber richtig krass war es dann erst bei der Opéra Garnier. Da war ich im wahrsten Sinne des Wortes mittendrin: Hunderte von Demonstranten, dazwischen Fotografen, Reporter und ein großes Polizeiaufgebot, auch die « forces anti-émeutes », die mit schweren Stiefeln, Schienbeinschützern, dicken Schutzwesten, Helmen und auch Schlagstöcken ausgestattet sind. Dazu eine enorme Geräuschkulisse aus Trillerpfeifen und Megaphonen. Irgendwann brannten dann auch ein paar Leuchtraketen. Aber zum Glück keine Autos ;)! Soweit blieb es dann doch friedlich. Manche Demonstranten nahmen sich auch eine Auszeit und stöberten bei Promod und Zara die Angebote durch.

Trotzdem blieb der Verkehr noch bis in die Nacht blockiert. Meine RER-Station an der Cité U war geschlossen, weil die RER B nur noch zwischen zwei Haltestellen verkehrte. So musste ich, um abends zu einer Freundin zu kommen, erst die Tram und dann 3 verschiedene Metrolinien nehmen. Und nach Hause bin ich einfach mal wieder mit dem Vélib gefahren. Merci, dass es das gibt !

Amanda GRITTNER

http://tubinga.de/

Grève Générale à l’Opéra Garnier:


La grande grève générale a donc eu lieu jeudi 29 janvier 2009. A ce jour, qui est aussi appelé « jeudi noir », l’objectif était de paralyser toute la France pour manifester contre des problèmes sociaux, des conditions de travail injustes, les réformes impopulaires de Sarkozy, ainsi que les répercussions de la crise. Surtout les services publics étaient affectés. Par exemple, cela signifiait qu’il n’y avait pas de poste, de ramassage des ordures, ou que les trains étaient en retard et les métros bondés. Les hôpitaux ou les crèches étaient en grève, eux aussi.

A cause des perturbations dans le transport public, ma fac avait déjà décalé à la semaine suivante, à titre préventif, tous les partiels qui étaient prévus pour le jeudi. Heureusement ca ne me concernait pas, comme j’avais passé mon dernier partiel le mercredi précédent. Le jeudi, je ne remarquais pas vraiment la grève au début parce que je ne suis pas vraiment allé dans la ville (« à Paris » comme on dit à la Cité, NdlR) avant midi et que je ne prenais pas le RER, mais un vélib avec lequel je mettais le cap sur le centre commercial à Place d’Italie pour enfin profiter des soldes et pour me récompenser avec le shopping pour avoir bossé intensivement les semaines précédentes 😉 Tout cela convenait très bien, vu que les commerces n’étaient pas en grève, évidemment.

La première fois que j’ai remarqué la grève, c’était quand j’ai passé 10 minutes pour trouver une station Vélib’ libre à Saint Michel. Apparemment je n’étais pas la seule personne qui a eu l’idée de se rabattre sur le vélo. Mais ce n’était rien à côté de ce qui se passait à l’opéra Garnier. Là, j’étais vraiment en plein milieu: des centaines des manifestants, parmi eux des photographes, reporters et un escadron énorme de police, aussi les forces anti-émeute (CRS), qui étaient munies de bottes lourdes, de protecteurs de tibia, des vestes protectrices épaisses, des casques et même des matraques. Il s’y ajoute un bruit de fond énorme de sifflets à roulette et de mégaphones. Après un peu de temps, il y avait aussi des fusées éclairantes qui brûlaient. Mais heureusement ce n’étaient pas de voitures 😉 Tout cela restait restait assez pacifique et bon enfant. Quelques manifestants faisaient même une pause en regardant les offres chez Zara et Promod.

Malgré tout, le trafic restait cependant perturbé jusqu’à la nuit. Ma station RER à la Cité U était fermée parce que le RER B ne roulait qu’entre les deux stations Massy et Denfert-Rochereau. Donc j’ai du prendre d’abord le tram et puis trois différentes lignes de métro pour passer chez une copine ce soir-là. Pour rentrer chez moi j’ai simplement repris… un vélib. Heureusement que ça existe!

AG sur http://tubinga.de/blogs/blog5.php

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